Fausse couche ou la grossesse inachevée…

Fausse couche ou la grossesse inachevée…

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Coucou les filles ! J’espère que vous allez toutes bien.

Aujourd’hui, je vous écris pour briser le silence de milliers de femmes. Aujourd’hui, je vous écris pour vous parler de la fausse couche. 

Quelques chiffres pour commencer :

1 femme sur 4 a déjà vécu une (ou plusieurs…) fausse couche au cours de sa vie. 

20% des grossesses se terminent en fausse couche dès les premières semaines.

Ces chiffres sont impressionnants. Ils sont impressionnants car cela arrive très fréquemment alors que peu ose en parler, et quasiment personne ne sait vraiment ce que c’est. 

Pourquoi ? Sujet tabou ? Honte ? Pression de la société sur la Femme ? 

Je ne peux vous donner une réponse exacte.

A ma petite échelle, j’aimerai sensibiliser et informer un maximum de Femmes et de jeunes filles sur ce sujet que l’on tait depuis bien trop longtemps alors que des Femmes en souffrent quotidiennement. 

Qu’est-ce qu’une fausse couche ?

Il s’agit de l’expulsion spontanée d’un embryon ou d’un fœtus avant qu’il ne soit viable. Si cela se produit avant 15 semaines de grossesse, on appelle ça une fausse couche « précoce ». Si cela se produit entre la 15ème et la 22ème semaine de grossesse, on appelle ça une fausse couche « tardive ». 

Quelles sont les causes d’une fausse couche ?

Dans la majorité des cas, la fausse couche se produit suite à des anomalies génétiques survenues au moment de la fécondation ou lors des premières divisions cellulaires faisant suite à la fécondation. 

Il s’agit d’un problème chromosomique qui empêche le bon développement et la viabilité de l’embryon. Le corps détecte cette anomalie puis expulse naturellement l’embryon ou le fœtus non viable.  

D’autres raisons peuvent être la cause d’une fausse couche. 

On cite les anomalies de l’utérus : 

  • un utérus séparé en deux, 
  • un utérus trop fin ou trop allongé, 
  • un utérus trop petit
  • un col de l’utérus pas assez tonique, qui risque donc de s’ouvrir plus facilement

On cite le dérèglement hormonal :

  • un taux de progestérone insuffisant, dont le rôle est de rendre la muqueuse utérine apte à la nidation, au maintien et au développement de l’embryon
  • un taux de testostérone trop élevé, qui normalement est produit en très petite quantité chez la Femme

D’autres facteurs de risques peuvent entrer en jeu:

  • le diabète et l’hypertension
  • des virus comme le chlamydiae ou le sida 
  • le tabac et l’alcool
  • Des situations à risques comme porter des choses lourdes, pratiquer des sports à impact

Quels sont les symptômes d’une fausse couche ?

Concernant les signes de la fausse couche, ils diffèrent d’une femme à une autre selon plusieurs critères, certaines même ne présentent aucun signe. Néanmoins, voici la liste des symptômes « classiques ». 

  1. Les saignements

Encore une fois, c’est à prendre avec précaution. Malgré que cela soit un bon indicateur, tout saignement en début de grossesse ne signifie pas forcément une fausse couche. Dans un tiers des grossesses dites « normales », il y a un écoulement de sang au début du premier trimestre.

Il est donc conseillé de consulter son médecin ou son gynécologue afin de mieux comprendre ces saignements. 

Lorsque le sang signifie bien une fausse couche, deux situations sont possibles :

  • Une fausse couche dite « complète » : les saignements sont accompagnés de douleurs qui finissent par disparaître. Dans ce cas, le corps a totalement évacué l’embryon.
  • Une fausse couche dite « hémorragique » : urgence médicale très élevée, les saignements ne s’arrêtent pas tant que l’utérus n’a pas été chirurgicalement vidé
  1. Des crampes ou une gêne douloureuse à l’abdomen

Comme les saignements, cela ne correspond pas toujours à une fausse couche. Néanmoins, cela peut être le signe que votre corps est en train d’expulser l’embryon.

  1. Fin des signes de grossesse

Lorsque la femme constate une atténuation des signes de grossesse telle que la diminution de la poitrine auparavant gonflée et sensible ainsi qu’un arrêt des nausées, cela peut se révéler être un signe d’une fausse couche. 

  1. Etourdissements sur plusieurs jours

Une femme enceinte est susceptible de ressentir des étourdissements. Mais s’ils durent sur plusieurs jours, cela peut être un signe d’une fausse couche.

Il s’agit d’une liste non exhaustive : chaque femme est différente. Quoiqu’il en soit, une consultation médicale est obligatoire à l’apparition d’un de ses signes ou de tout autre symptôme inhabituel. 

Quelles sont les précautions à prendre pour une femme enceinte ?

Il faut savoir qu’une fausse couche ne peut être anticipée ni évitée. Néanmoins, la Femme enceinte doit particulièrement faire attention à son hygiène de vie afin de favoriser le bon développement de son bébé. 

Voici quelques conseils généraux :

  • Le sommeil : plus de repos que d’habitude (huit heures par nuit, voire plus si tu en ressensle besoin), un peu de relaxation avant de dormir, une position adéquate pour favoriser le sommeil, un chambre calme et paisible.
  • Une bonne hygiène corporelle et dentaire irréprochable afin d’éviter certaines désagréments de la grossesse
  • Eviter toute substance nocive pour la Femme et le bébé comme l’alcool, la cigarette ou la drogue
  • Faire attention à l’utilisation de certaines huiles essentielles
  • Eviter certains aliments : viande et lait crus ainsi que la viande de mouton, la charcuterie et tout produit ultra-transformé, certains fromages à base de lait non pasteurisé, les fruits de mer
  • Diminuer la consommation de thé et de café ainsi que les boissons riches en sucre comme les sodas ou les jus de fruits industriels

Pour finir sur une touche positive face à un sujet assez douloureux :

Il faut savoir que dans 85% des cas, la prochaine grossesse se déroulera tout à fait normalement. Faire une fausse couche n’est pas une fatalité. C’est un évènement plus ou moins difficile à vivre, mais tu n’es pas seule. 

Il faut briser ce tabou autour de la fausse couche. Mais surtout, il faut sensibiliser les Femmes en amont afin qu’elles aient les ressources nécessaires pour surmonter cette épreuve dans les meilleures conditions possibles.

Ne gardes pas sous silence ce qu’il t’arrive : c’est humain de vouloir vider son sac pour passer à autre chose.

J’ouvre donc un groupe de parole dans les commentaires. Chacune pourra partager anonymement son histoire, son témoignage ou tout simplement son soutien aux Femmes qui ont déjà vécu une fausse couche. 

A vos claviers les filles !

Fraternellement,

Nora B. 

Comments (27)

  • Merci pour cet article, brisons ce tabou autour des grossesses qui ne se passent pas comme prévu. Que l’on se sent seule quand ça nous arrive… je veux juste envoyer un message d’espoir à toutes les femmes qui me lisent et qui sont démunies face à ces épreuves. J’ai vécu 4 grossesses malheureuses, 1 grossesse extra-utérine (j’y ai laissé un ovaire), puis 3 fausses couches dont 1 hémorragique. Aucun comportement à risque de mon côté. La fatalité. Et puis une 5e grossesse, je me promets que ce sera le dernier essai, mon corps et mon cœur sont fatigués. Et 9 mois + tard, après une grossesse sans souci, l’arrivee de ma petite Violette (3 ans). Ne cessez pas d’y croire, et surtout acceptez qu’une fausse couche est un deuil, même à 3 semaines de grossesse à peine. C’est normal d’être triste et d’avoir besoin de se recueillir sur ce bébé qu’on ne connaîtra pas. Vivre ce deuil est le meilleur moyen d’avancer et de se préparer à une prochaine grossesse heureuse.

    Valérie
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    • Bonjour Valérie. Merci à toi pour ton témoignage. Quelle belle leçon de vie et surtout un réconfort pour plus d’une d’entres nous. Je suis à la fois désolé pour tes pertes mais heureuse de lire que tu as une petite fille en bonne santé. Merci pour cet élan d’espoir !

      Nora B.
      Répondre
  • Merci pour cet article, tout est dit..
    Je suis émue, j ai vécu une fausse couche précoce en 2010, j ai été complètement dereglee durant 3 ans et demi.. puis seconde grossesse qui a fini en fausse couche provoquée car à la 1 ère écho il n y avait pas de rythme cardiaque.. aujourd hui je n oublie pas, je relativise parce que je ne suis plus en couple avec la même personne (est ce qu on peut y voir un signe .. Je ne sais pas) actuellement, cela fait 4 ans que je suis avec mon conjoint, une grossesse n est pas encore désiré mais j appréhende, je ne sais pas si j en surmonterai une autre ..

    Sweety
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    • Merci à toi pour ton partage. La fausse couche est toujours un évènement traumatisant, peu importe les circonstances. Prends le temps pour toi et ton conjoint. Mais surtout n’aies pas peur de ce que te réserve l’avenir ! Je suis certaine que tout se passera bien. Tu as tout mon courage et mon soutien.

      Nora B.
      Répondre
  • Ça me touche beaucoup que tu parles de ce sujet. Je suis atteinte d’endométriose et donc mon processus pour tomber enceinte n’est pas simple. J’ai fait des fiv qui n’ont pas fonctionné. Puis je me suis mise au repos et je suis tombée enceinte naturellement. J’ai fait une fausse couche précoce. C’est douloureux mais bon j’ai repris du poil de la bête. Mais je crois que le mois de cette fausse couche sera un peu sensible pour moi. Belle continuation

    V
    Répondre
    • Merci beaucoup pour ton partage. Je ne peux qu’imaginer ta douleur lors de ta fausse couche ainsi que le stress permanant du à ta maladie. Mais comme quoi, sans FIV tu as pu tomber enceinte. Ne perds pas espoir ! Bon courage pour la suite.

      Nora B.
      Répondre
  • Juste merci …
    J’ai vécu récemment une fausse couche « précoce »…
    Deux tests de grossesse positifs, une prise de sang qui valide la grossesse,… Et puis voilà… On s’est emballé trop vite, on se projetait déjà…
    La déception n’en reste pas moins grande…
    J’aurais voulu être mieux préparée. Le sentiment que cela arrive très rarement et puis après quelques recherches, je me suis rendue compte que non…
    Pouvoir en parler, se sentir écouter, écouter en retour,… Ça fait juste beaucoup

    Audrey
    Répondre
    • Merci pour ton précieux témoignage ! C’est le ressenti de beaucoup de Femmes après une fausse couche : la solitude et l’impuissance. Cet article a été écrit dans le but d’informer un maximum de Femmes en amont afin que nous soyons prêtes à l’affronter si cela se produit. Sois forte !

      Nora B.
      Répondre
  • Merci Tata Peaupeau d’aborder ce sujet et d’effectivement « briser un tabou ». Personnellement, ça ne m’est encore jamais arrivé puisque je n’ai encore jamais été enceinte mais, en essayant de me mettre à la place de celles de mon entourage à qui ça a pu arriver (je dis bien « essayant » ), je trouve ça top de libérer la parole et de montrer qu’elles ne sont pas seules.
    Merci pour tout ce que tu peux nous apporter au quotidien avec tes articles et partages

    Marie
    Répondre
  • Bonjour merci pour cet article sur la fausse couche c vrai qu’ell Me touche particulièrement car j’ai fais une fausse couche en juin et ct très dur pour moi pas la fausse couche en elle même mais plutôt ce que j’ai ressenti après .comme une sensation de vide et d’echec. Mais après du recul sachant que g un lupus et une endométriose je remercie le seigneur de m’avoir permis d’avoir 2 beaux garçons. Alors les filles ne perdaient pas espoir et chérissaient chaque moment avec vos proche car on est peu de chose sur terre . Merci encore peau neuve pour tout cet amour

    Yourena
    Répondre
  • J’ai fait une fausse couche dite précoce il y a 4 mois. Ça fait déjà plus d’in An qu’on essaye. Nous avons un petit prince qui est arrivé après 4 longues années et j’ai peur que pour le deuxième ça fasse pareil

    Audrey
    Répondre
  • Ma première grossesse, fut ma première fausse couche! Je me souviens m’être réveillée dans la nuit avec des douleurs atroces dans le ventre, avoir allumée la lumière et voir une énorme flaque de sang sur mes draps. J’ai évidemment desuite compris ce qui étais en train de m’arriver…il s’en est suivi un curetage que j’ai moi même demandée a l’époque ne supportant pas de devoir subir des contractions (fausse couche “tardive”)pour expulser le fœtus!
    Me voilà, 8 ans plus tard avec 4 enfants et pourtant et sa n’empêche que je pense encore a cette fameuse nuit. Elle fais partie de mon histoire!

    Im's
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  • Bonsoir,
    Je suis d’accord avec vous, il fait en parler. Je ne comprends pas pourquoi cela est ‘tabou’… et pourtant selon le nombre de semaines, les circonstances de cette fausse couche ou l’attente qu’il y a derrière une grossessr, chaque femme (et couple) le vit plus ou moins bien. On est surtout tres seule quand cela arrive. J’ai fait une fausse couche et j’en parle tres ouvertement autour de moi, notamment avec les copines qui n’ont pas encore eu d’enfants. Ça arrive, meme si on se prepare, c’est difficile a vivre… Pas de contraction, ni de grosse perte de sang. Un petit saignement, une consultatation en urgence et une echo plus tard: l’oeuf n’est pas viable (7semaines). Je suis rentrée chez moi avec un médicament qui provoque des contractions pour pouvoir evacuer l’oeuf… mais bon la bonne nouvelle c’est qu’il est plus facile de tomber a nouveau enceinte (cette expression est épouvantable) plus facilement dans les mois qui suient une fausse couche! Donc courage a toutes celles qui vivent cela en ce moment!
    Bonne soirée

    Cleo
    Répondre
  • Bonjour, merci pour ce petit partage très intéressant.
    J’ai fait une fausse couche l’an dernier à 6 semaines de grossesse.
    J’ai eu la «chance» de ne pas subir de curetage mais j’ai dû prendre un médicament «avortif» pour aider à l’évacuation.
    Ce fût un moment difficile à vivre mais j’ai été très bien accompagnée par ma gynécologue et mon ami.
    J’avoue qu’encore aujourd’hui je ressens de la tristesse pour ce petit être que je n’ai pas eu la chan e de connaître.
    A chaque moment important que je vis (comme au mariage de mon petit frère l’an dernier) je me dis «tiens je devrais être enceinte de tant» ou «là j’aurai du accoucher» et cette année je me suis remémoré la date à laquelle j’ai fait le test, la date où je l’ai annoncé à mon ami, etc…..
    Bref, c’est vrai que c’est un sujet pas facile mais il est important d’en parler et d’être bien entourée.
    Et ne pas rester sur un «échec» et que dès qu’on peut ou qu’on se sent prête réessayer de faire un bébé

    Soulard
    Répondre
  • Merci à toi pour l’article, en effet cette situation est très douloureuse peu importe au stade où elle survient. Nous sommes toutes différentes sur les réactions qu’on peut avoir que ça fasse 3 semaines voir plus de 20 semaines, le désir d’enfant et si fort qu’à tout moment même le tout début de grossesse peu nous détruire pour toujours. Il est difficile d’en parler car on a peur de certaines réponses, on se persuade qu’il y a toujours pire que soi (même si c’est vrai parfois) donc on reste dans le silence pour éviter les débats ou les phrases type “c’est rien vous en aurez d’autres vous êtes jeunes”. Je me suis jamais permise d’en parler à cause de tout ça mais ton article me fait du bien dans un sens car très peu de femmes sont prêtes à ça (même si il est impossible de l’être) mais voilà le 30 novembre prochain cela ferra 6 mois que ma petite Léna a rejoint le Paradis après 5 mois et demi de grossesse, ce fut le pire jour de ma vie et le combat est encore long car après tout ce temps non attendons encore des résultats pour comprendre pourquoi son petit ♡ s’est arrêté de battre. Personnes est à l’abri malheureusement courage à toutes les “Mamanges”
    Merci Peau-neuve !!

    Stéfany
    Répondre
  • Bonsoir Peau Neuve, Bonsoir à toutes,
    J’ai vécu une fausse couche l’année dernière à 1 mois et demi de grossesse soit 8SA. Après 12 ans d’amour, on ne pouvait pas dire qu’il s’agissait d’un accident mais bien que pas totalement désirée, cette grossesse était la bienvenue.
    Nous arrivons à la première visite chez le gynécologue pour contrôler que tout se passe bien mais celui-ci s’est montré totalement pessimiste sur la taille de l’embryon bien que son coeur battait la chamade. Il nous avait préconisé de ne pas annoncer cette grossesse à notre entourage mais après lui avoir demandé qu’elles étaient les chances que cette grossesse se déroule bien, il estimait celles-ci à 80%, ce a quoi je me suis raccrochée.
    J’ai fumé quelques cigarettes pendant cette grossesse alors que je m’étais toujours imaginé arrêter le jour où je serais enceinte. Je suis également tombée malade comme rarement je l’ai été (très gosse grippe)et je faisais beaucoup de visites à l’hôpital où mon papa était rentré à la base pour 3 jours pour finalement rester 3 mois dont 2 dans le coma. J’ai eu très peur, j’ai vraiment mal vécu ma grossesse de manière générale. J’ai même culpabilisé d’être tombé enceinte et donc d’avoir des rapports sexuels alors que mon papa était dans le coma. Je me suis aussi un peu mise en tête que souvent quand il y a une naissance, il y a un décès…
    Puis un soir, j’ai constaté des pertes marrons. Nous nous sommes dirigés de suite à l’hôpital avec mon chéri et le verdict est vite tombé : le coeur s’était arrêté de battre, j’allais faire une fausse couche.
    Je retournais voir mon gynécologue le lendemain, pour avoir une deuxième avis, qu’il confirmera lui aussi.
    La deuxième partie est vraiment la moins facile à raconter mais je pense que ça fait parti de ce certaines femmes peuvent vivre et qu’il faut dénoncer.
    Le pragmatisme de nos chers médecins et entourage médical.
    Mon gynécologue m’a conseillée de mener cette fausse couche de façon naturelle, de laisser faire mon corps. En même temps je ne me voyais pas prendre un cachet et attendre sur la cuvette des toilettes à évacuer mon petit bébé.
    Alors je suis rentrée chez moi en laissant faire dame nature. Cette sensation d’être toujours enceinte mais que tout s’arrêtait en même temps était très déstabilisante.
    J’ai continué à perdre beaucoup de sang, à avoir de plus en plus mal, chaque soir pendant plus d’un mois et demi à me tordre de douleur sans que personne ne m’aide à part mon conjoint mais complètement désemparé lui aussi.
    Je suis retournée voir mon gynécologue 2 fois mais les 2 fois il m’a renvoyée chez moi en me disant que ce n’était pas terminé. À aucun moment il a suggéré une autre alternative.
    Jusqu’à ce jour où au travail, je sens qu’il faut que j’expulse…je sens quelque chose passée, je l’essuie et là je réceptionne sur le papier toilette quelque chose qui ressemble fortement à un tout petit bébé. Je discerne les yeux et une certaine colonne vertébrale.
    Je me retrouve complètement con à ne pas savoir quoi en faire.
    J’ai pleuré, énormément pleuré car j’étais seule et complètement peinée.
    J’ai continué à perdre du sang après ça donc je suis retournée chez le gynécologue une troisième fois qui m’a confirmée que tout était parti que maintenant j’allais continuer à perdre du sang pour terminer le “nettoyage”
    Je lui ai demandé quelles pouvaient être selon lui les raisons de cette fausse couche malgré son pessimisme du début. La seule raison donnée était : le lien ne s’est pas fait Madame.
    J’ai trouvé ça violent, il m’a achevée.
    J’ai voulu vite me remettre de tout ça, j’ai cru que j’étais arrivée à aller de l’avant mais ma douleur m’a vite rattrapée. Il fallait en faite que je vive ma peine et surtout que je sois comprise par mon chéri. Que l’on comprenne que j’avais besoin de temps pour me remettre de tout ça. J’ai mis des mois, sept je dirai.
    Aujourd’hui tout va mieux, mon papa est rentré chez lui depuis des mois déjà, avec mon chéri on a essayé de faire en sorte d’avoir un enfant pleinement voulu de toute part cette fois lol, et aujourd’hui je suis enceinte de deux mois. Je rentre bientôt dans mon troisième mois et chaque jour est une victoire. Nous ne nous emballons pas car la peur d’une nouvelle tragédie plane un peu. J’ai souhaité retourné voir ce fameux gynécologue qui mine de rien avait su déceler la première fois que quelque chose n’allait pas mais j’avais vraiment besoin d’être entourée et comprise par lui. En prenant le rdv avec sa secrétaire, celle-ci m’a prise de haut en me demandant de me calmer alors que j’étais très calme, qu’une fausse couche ne veut pas forcément en présager une deuxième mais vu qu’elle n’était pas médecin, elle allait en parler avec le gynécologue et me rappeler. Elle ne l’a jamais fait et tant mieux !
    Je me suis dirigée vers une sage femme, douce et empathique qui me suis de près et qui sait se montrer rassurante. Pour le moment tout se passe bien, mon petit bébé va bien et moi aussi. Je souhaite à toutes d’être bien entourées en cas de mésaventures et de pouvoir en parler sans forcément entendre les phrases : vous en ferez un autre c’est pas grave, la nature est bien faite etc
    On a pas forcément besoin d’entendre ce genre de chose. Ce dont on a besoin c’est d’un peu de temps pour se remettre car on s’était préparé à Donner la vie et non la.mort bien que celle en fasse partie.
    Courage à toutes et coeur sur vous
    Sharlen

    Shasha
    Répondre
  • J’ai vécu une fausse couche. C’est très dur à vivre justement lié à ce tabou. On ne peut pas en parler librement. Ou en s’entend dire que ce tait pas encore un bébé. Oui mais c’est une perte et un deuil doit être fait. Merci pour cet article. J’ai choisi d’en parler librement autour de moi sans tabou.
    J’ai eu par la suite ma deuxième fille avec une grossesse qui s’est très bien passée.

    Zazouduc
    Répondre
  • Bonsoir…
    C’est en effet très important de parler de fausse couche. Lors de ma première grossesse je ne pensais pas une seconde que ça allait m’arriver. Je me sentais exceptionnelle et unique. Je me sentais loin de tout problème de ce genre. La chute en a été encore plus difficile. J’ai fait une fausse couche à 9 sa et je n’ai rien compris de ce qu’il s’est passé. Mon monde s’est écroulé. Nous attendions cet enfant depuis tellement longtemps, il est présent et déjà parti.. c’était très douloureux et ça l’est encore aujourd’hui. Lorsque j’écris ces lignes je repense à cette douleur, ce vide intense que j’ai pu ressentir. Puis ça a été une expérience traumatisante pour moi… le traitement médicamenteux qui ne fonctionne pas et qui m’a rendu… malade au point de s’évanouir, impossible de me perfuser, j’ai été souillé car je ne.me contrôlais plus. Je me suis retrouvée nue à l’hôpital car mes vetements etaient sales, avec cet enfant mort que je ne.voulais pas laisser partir … donc curetage obligatoire pour éviter les complications.. bref 4 nuits à l’hôpital à ne pas dormir … ne faire que pleurer sans parler. Cinq jours non stop ou j’avais l’impression que personne ne comprenait la peine et la souffrance que je vivais. J’avais l’impression que l’on minimisait absolument tout ce que je pouvais dire… que c’est pas grave ça arrive tellement souvent …
    Bref suite à cela je ne.pouvais pas continuer sans thérapie et j’ai souhaité rencontrer un psychologue puis un psychiatre pour traiter ce sujet car il ont la possibilité de proposer un traitement médical. J’étais en complète dépression et j’ai carrément decompensé!

    Lorsque je suis tombée de nouveau enceinte c’était la panique. Mon.gyneco me disait que l’histoire n’allait pas forcément se répéter et c’est vrai ! Je suis enceinte de 24 sa et tout va bien ! Mais j’ai détesté les premiers mois. J’ai pleuré de panique lorsque j’ai appris cette grossesse et j’étais tétanisée à l’idée de le perdre de nouveau. Cette première grossesse m’a marquée, blessée. Les premiers mois se sont passés alité avec un double decolement placentaire.. avant le 4eme mois j’étais certaine qu’elle allait, elle aussi me quitter. Et de toute façon, Je pense que tant que ma princesse ne sera pas dans mes bras je ne serai pas seraine, bien qu’aujourd’hui ce soit bien moins pire qu’au début.
    Je conseille juste à toutes les femmes de ne pas s’isoler. Du moins juste s’isoler le temps de réaliser les choses mais de faire un suivi psy tout de suite pour faire son deuil. C est une étape qui est réellement difiilz et il est important de s’entourer de personnes bienveillante et saines..

    Kary
    Répondre
  • Suite à mon premier commentaire, je mets à nouveau ici un texte qui m’avait beaucoup touchée et aidée.

    Faire une fausse couche, cela peut-être vécu comme une vraie désolation.
    C’est à la fois perdre un espoir de vie, remettre totalement en question sa capacité à donner la vie et la peur de ne pas jamais y parvenir.
    C’est bouleversant, tel que l’on peut toucher de très près le désespoir quand on se trouve dans le cœur du cyclone…
    C’est à ce moment-là qu’on entend les phrases comme : ” ce n’est pas grave, vous en ferez un autre”, ou “s’il n’a pas tenu, c’est qu’il n’était pas viable, la nature est bien faite”, ou encore : “c’est pas grave, ça arrive tout le temps, c’est fréquent tu sais” …
    Ces phrases, nous sommes absolument incapables de les entendre dans les heures, puis les jours qui suivent la perte de celui que nous considérions déjà comme notre futur bébé!
    Oui la vie est ainsi faite. On parvient toujours à surmonter, à faire de sa souffrance une force, à repartir, rebondir.
    Tout ça, nous pouvons l’entendre, mais pas tout de suite…
    Tout de suite, nous avons besoin d’un peu de temps…
    Nous nous trouvons en combat intérieur, touchées et ruinées, et beaucoup de ce qui vient de notre entourage tend à minimiser ce qui nous arrive.
    Famille et amis ne comprennent pas forcément, s’étonnant de l’ampleur de notre réaction, se détournant de notre peine.
    Et nos consultants médicaux s’expriment parfois avec un pragmatisme qui nous effraye.

    Oui, la mort fait partie de la vie, mais y être confrontée au plus profond de son être, bon sang, il n’est pas facile de trouver la force de l’écarter et de retrouver la porte de sortie, d’autant qu’on a l’impression qu’elle rôde là autour, que si c’est arrivé cette fois, cela peut arriver encore …

    Oui, on va surmonter, avec du temps, on va retrouver l’espoir, retrouver l’envie mais il faut un peu de temps, ensuite on va de l’avant, on reprend confiance et on recommence jusqu’à ce qu’un jour, on donne enfin la vie ❤️
    #espoir

    Shasha
    Répondre
  • merci pour cet article Nora, cela vient tout juste de m’arriver à 12 semaines et la prise des médicaments pour l’expulsion a été extrêmement douloureuse… je me remets doucement.
    courage à toutes celles qui traverse ceci

    Hippolyte
    Répondre
  • Bonjour,

    Mon compagnon et moi sommes en essai bb depuis bientôt 4 ans, nous sommes en parcours PMA( ovaires polyskystiques). Je suis tombée enceinte fin 2017 suite à ma 3ème FIV mais j’ai fais une fausse couche tardive en avril à presque 5 mois de grossesse( ouverture du col).
    Ça été un choc pour nous, le lundi je voyais ma sage femme tout allait bien avec un col fermé et le jeudi j’étais aux urgences et on m’annonçait que j’étais sur le point d’accoucher. La terre me tombait sur la tête, j’avais des contractions horribles, j’ai eu droit à la péridurale et j’ai pu accoucher de ma fille.
    Elle est née vivante mais non viable, ses poumons n’étais pas encore suffisamment formés.
    Je me rappelle avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, j’avais cette impression de poignard qui me transpercait le coeur. Je l’ai tenue dans mes bras pendant 1h40 avant qu’elle ne rende son dernier soupir.
    Quand je l’ai prise dans mes bras, j’ai ressenti un immense amour pour elle mais encore plus pour son père, je voyais l’homme que j’aimais à travers elle.
    Je m’en suis voulue de l’avoir privée de ce monde, de toutes ces personnes qu’elle ne connaîtra jamais, de tout cet amour qu’elle ne recevra jamais: au lieu d’être triste pour moi, j’étais triste pour elle.
    Je suis restée à l’hôpital 4 jours, en rentrant chez moi j’ai ressenti un grand vide en moi (plus de ventre rond ), je me disais j’espère qu’elle a ressenti tout l’amour que j’avais pour elle( j’avais changé toutes mes habitudes, j’étais passée au bio).
    Des analyses ont été faites( prélèvement + placenta) et il s’est avéré que j’avais une infection vaginale ce qui a ouvert mon col. Je n’ai pas voulu d’autospie, je ne voulais pas qu’elle soit charcutée.
    La semaine qui a suivi mon accouchement j’ai décidé de ne pas me laisser abattre, je me suis dis que ma fille n’aurai pas voulu me voir comme ça.
    Nous avons repris le cours de notre vie, on pense à elle avec tendresse, en se disant que c’est vraiment dommage( on nous a remis son carnet de santé, une photo et ses empreintes de pieds et de mains ).
    J’ai oublié de préciser que je suis africaine et que culturellement parlant ” il faut oublier pour pouvoir passer à autre chose “.
    Dans la salle d’accouchement ma famille me disait de ne pas la garder que cela serait plus dure après.
    Heureusement que j’ai écouté mon instinct de mère et que je suis allée jusqu’au bout.
    On est resté avec elle jusqu’à la fin, je l’ai touchée, caressée, sentie, donnée un prénom et franchement je ne regrette rien, bien au contraire cela m’a permis de me reconstruire et de faire mon deuil.
    Je me fais parfois la réflexion que toute celles qui arrivent à mettre un enfant au monde sont des supers héroïnes etant donné que je n’ai pas pu le faire.
    Actuellement dans ma famille j’ai des femmes enceintes, je suis heureuse pour elles mais cela me renvoie à ma propre condition et cela me désole même si je n’ai aucun problème avec celles enceintes à l’extérieur.
    Perdre notre fille a été la chose la plus horrible qui ai pu nous arriver: être impuissant face à un événement qui nous dépasse est juste indescriptible.
    Je suis désolée, je sais que mon commentaire est hyper long mais je pense que j’avais besoin de me vider .
    Je souhaite bcp de courage à toutes ses femmes qui sont passées par là ou qui le vivent actuellement: le meilleur est à venir.

    Bléhoua
    Répondre
  • Merci pour cet article qui donne un peu plus de visibilité aux fausses couches pourtant si courantes ! J’en ai moi même fait une dite précoce en novembre 2017 et suis retombée enceinte 2 mois plus tard. J’ai aujourd’hui un joli petit bébé mais cette épreuve n a pas été facile. Le corps médical minimise beaucoup la peine et naccompagne pas bien dans cette épreuve. Ce que jen retiens : en parler ! Et ne surtout pas avoir honte de vivre son deuil. Accepter d’avoir de la peine aide à passer à travers.. se laisser le temps aussi de dire aurevoir a ce petit être qui a créé en nous un ascenseur émotionnel. Courage à toutes celles qui traverse une fausse couche.

    Soniadelajungle
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  • Bonjour tata peau-neuve,

    Merci pour ce bel article, j’ai fait une fausse couche précoce il a 2 semaines, j’ai la chance d’être maman d’un Petit garçon de 2 ans et demie. Lorsque j’ai apprit que j’allais être maman une seconde foi, j’ai tout de suite été dans l’euphorie et l’enthousiasme, très forte envie de l’annoncer à mes proches tout de suite, ce qui n’étais pas le cas pour mon premier (bcp plus de réserve et d’appréhension) je me suis’ tout de suite projetée sans crainte, j’ai rapidement fait une échographie puis une seconde puis une troisième et le verdict est tombé car dès le début l’evolution ne correspondait pas aux dates mais il a fallut attendre pour confirmer ce qui était en train de se passer. On pense souvient, bien à tort, que cela n’arrive qu’aux autres…je suis tombée de haut, j’ai tout de suite accepté les chiffres, 1 femme sur 3 (gynécologue) et que ce n’etait pas de ma faute, par contre on m’a laissé rentrer chez moi en me disant qu’il fallait que j’attende que cela se fasse naturellement et psychologiquement cela a été très difficile par la suite.

    Je ne commente jamais sur le blog, mais merci à toi pour tout ce que tu fais de façon générale et pour ce genre d’article qui informe et qui fait du bien.

    Bien à toi

    Marion
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  • Très bon article !
    Je rajouterai que parfois, une fausse couche peut être «nécessaire» au corps et au bon développement d’un futur embyon : cela permet de nettoyer une zone utérine qui peut-être très chargée en toxines et ne serait pas positive à la gestation.
    Dans ce cas, et lorsque l’événement est isolé, celà peut aider à voir l’avenir sous un meilleur jour…

    Fiona
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  • Je me suis rendu compte que c’était tabou quand j’en ai fait une en août 2017. Ma belle soeur m’a confié en avoir fait une aussi l’année d’avant mais ne nous en avait pas parlé. Pourquoi? Aucune idée…Je n’ai pas ce problème j’en parle sans soucis même si à l’époque ça été très dur. Dès qu’on apprends sa grossesse tant désirée et que tout s’arrête c’est dur vrar très dur surtout que ça s’est passé 1 semaine après mon mariage . Après plein de bonheur et de joie c’est la tristesse, la déception et la colère qui ont pris place. J’ai beaucoup pleuré. J’avais attendu 9 mois avant d’être enceinte et j’avais tellement peur d’attendre antant…et puis finalement 2 mois tout pile après j’étais de nouveau enceinte . J’ai eu très peur pendant mon 1er trimestre et une appréhension qu’il se passe quelque chose tout le reste des 9 mois…maintenant ma fille a bientôt 4 mois comme quoi il ne faut jamais perdre espoir

    Sarah
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  • Chères toutes,
    C’est une très bonne initiative que cet article. En effet, c’est commun, c’est arrivé ou ça arrivera à un grand nombre d’entre nous. A un stade plus ou moins avancé de l’an grossesse. C’est ce que l’on nous dit mais il n’empeche que quand ça arrive on n’est pas préparées à ça.. La douleur physique et morale, le vide, ce sentiment d’injustice.. et les mots de l’entourage qui peuvent blesser même s’il n’en n’avait pas l’intention. Mais oui il faut en parler, aux copains et aux copines, aux cousins et aux cousines, au chéri. Car ce tabou est un vrai poids supplémentaire quand ça nous tombe dessus. Et les conjoints notamment ne savent pas trop comment aborder ça, comment consoler, trouver les mots mais aussi comment gérer eux aussi cette perte.
    Je terminerais sur une note d’espoir comme tu l’indiques dans ton article. Non ce n’est pas une fatalité, l’après peu bien souvent être chouette..

    Lola
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  • contente que les gens en parlent mais je ne pense pas que ce soit tabou… ça fait surtout mal, c’est terrible de perdre un bébé même de 1.5cm… il prenait déjà plein de place dans notre coeur… ça veut pas dire qu’on ne peut pas être mère, ça peut même nous renforcer, c’est dur… même si j’ai un petit garçon dont je suis tombée enceinte un mois et demi après ma fc… en mars je me dis “tiens il aurait dû naître là” cette année ça a été “tiens il aurait un an”… et même si j en fais partie j’ai peur d en parler à quelqu’un qui l aurait aussi vécu mais qui n aurait pas la même sensibilité que moi… c’est pas le genre de sujet facile

    faith
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